L’énergie en entreprise aujourd’hui vs en 2035 : à quoi faut-il se préparer ?
Face à la transition écologique et à l’urgence climatique, les entreprises françaises se trouvent à la croisée de deux mondes : celui de l’énergie d’aujourd’hui, dominé par les tensions sur les coûts et les défis de performance, et celui de l’énergie de 2035, qui s’annonce plus sobre, plus digitalisé et massivement décarboné.
Dans ce contexte en rapide mutation, disposer d’une vision claire des tendances énergétiques et des évolutions réglementaires devient indispensable pour les entreprises pour passer d’une logique défensive à une stratégie énergétique proactive.
Cet article vise ainsi à leur offrir des repères , des perspectives et des leviers d’action concrets pour anticiper 2035. Il a pour objectif d’aider les décideurs à comprendre les transformations structurelles à venir, mais aussi à identifier les bonnes pratiques permettant de renforcer leur compétitivité, leur conformité et leur résilience énergétique.
L’énergie en entreprise aujourd’hui (2026)
Alors, comment anticiper ces transformations ? Comment passer d’une logique défensive à une stratégie énergétique proactive ? Cet article propose une analyse comparative entre la situation actuelle et les perspectives à l’horizon 2035, afin d’aider les décideurs à se préparer efficacement.
Enjeux et contexte actuel
En 2025, les entreprises ont évolué dans un contexte de forte volatilité des prix de l’énergie, et cela va vraisemblablement se poursuivre sur 2026. Cette instabilité s’explique par plusieurs facteurs : des tensions géopolitiques persistantes, des aléas climatiques affectant les infrastructures, et une incertitude croissante sur les ressources disponibles. Le mix énergétique reste encore largement dominé par les énergies fossiles (gaz et pétrole) et le nucléaire, même si les énergies renouvelables (ENR) gagnent progressivement du terrain.
Parmi les principales difficultés rencontrées, la hausse continue des coûts énergétiques reste une contrainte majeure pour les directions financières. Par ailleurs, les entreprises doivent faire face à une réglementation de plus en plus stricte, à l’image du Décret Tertiaire, qui impose des objectifs de réduction de la consommation dans le secteur tertiaire, ou encore du reporting extra-financier CSRD, qui impose une transparence accrue sur les indicateurs ESG. Enfin, la pression croissante des consommateurs, des partenaires et des investisseurs incite les structures à adopter une meilleure traçabilité carbone et à démontrer des engagements environnementaux concrets.
L’énergie en entreprise : solutions et tendances en 2026
Pour relever ces défis, de nombreuses entreprises se tournent vers des solutions concrètes. La première d’entre elles est l’efficacité énergétique, obtenue grâce à des audits approfondis, des plans d’actions ciblés et des travaux de rénovation. GreenYellow propose, par exemple, des approches sur-mesure combinant analyse technique, mise en œuvre et engagement de performance.
L’autoproduction d’électricité grâce au photovoltaïque est une autre tendance forte. De plus en plus d’entreprises équipent leurs toitures, parkings ou ombrières de panneaux solaires pour couvrir une part croissante de leurs besoins. Cette stratégie est souvent complétée par des dispositifs de stockage d’énergie, qui permettent de lisser les pics de consommation et d’optimiser l’autoconsommation.
À cela s’ajoute une vague de digitalisation avec l’installation de systèmes de monitoring énergétique, de GTB et de tableaux de bord en temps réel. Le recours à des solutions Smart Grids permet également de mieux synchroniser la consommation avec la production, tout en apportant plus de flexibilité au système électrique global.
La sobriété énergétique constitue également un pilier majeur des stratégies actuelles. Elle ne se résume pas à une réduction contrainte des usages : il s’agit d’une démarche structurée visant à optimiser les besoins réels, améliorer les réglages techniques, réduire les pertes et éliminer les consommations inutiles.
Concrètement, les entreprises peuvent agir sur plusieurs leviers :
- optimisation des systèmes CVC (chauffage, ventilation, climatisation),
- ajustement fin des niveaux d’éclairage,
- adaptation des consignes de température,
- programmation automatisée des équipements,
- réduction des consommations en période d’inactivité.
Combinée à l’efficacité énergétique, la sobriété permet d’améliorer la sécurité d’approvisionnement, de réduire la consommation d’énergie finale et de limiter la dépendance aux énergies fossiles – autant d’éléments clés soulignés dans les scénarios prospectifs nationaux.
Stratégie énergétique proactive : les avantages immédiats
Ces efforts ont des effets tangibles. Les entreprises engagées dans une stratégie énergétique proactive peuvent espérer une réduction des charges opérationnelles pouvant aller jusqu’à 40 %, selon les secteurs. Elles gagnent également en visibilité RSE, un levier de différenciation majeur dans les appels d’offres ou face aux consommateurs. Par ailleurs, elles se conforment plus facilement aux exigences ESG, tout en réduisant leur dépendance à un mix énergétique fossile ou à un fournisseur unique.
Ces démarches constituent donc un triple bénéfice : économique, environnemental et réputationnel.
L’énergie en entreprise à l’horizon 2035
Évolution du contexte énergétique
En 2035, selon les différentes études établies ces dernières années, le paysage énergétique aura profondément évolué. Le mix sera en grande partie décarboné, avec une part majoritaire d’électricité issue du solaire, de l’éolien, du biogaz et d’un nucléaire nouvelle génération. Ce changement structurel sera accompagné d’une électrification massive des usages : chauffage, mobilité, process industriels, tout convergera vers l’électricité comme vecteur central.
Le cadre réglementaire sera également profondément renforcé d’ici 2035. Outre les obligations de la CSRD, les entreprises devront se conformer aux objectifs de la Stratégie Nationale Bas‑Carbone (SNBC), à la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) et à des exigences accrues en matière d’audit énergétique et de suivi des émissions de GES sur les scopes 1, 2 et 3, ainsi que des indicateurs de performance énergétique intégrés dans la stratégie d’entreprise.
La progressivité des nouvelles règles imposera une planification fine : anticipation des investissements, maîtrise des consommations, adoption de technologies bas‑carbone, et adaptation continue aux évolutions du système électrique français, de plus en plus piloté par des ENR intermittentes. Les technologies de stockage stationnaire, de pilotage intelligent et de flexibilité énergétique deviendront des standards, portés par des innovations technologiques majeures.
Ces évolutions s’inscrivent dans un mouvement plus large porté par la Commission Européenne, qui vise à accélérer la décarbonation et renforcer les exigences sur les États et les entreprises.
Toutes ces exigences pousseront les entreprises vers des stratégies multi‑énergie plus intégrées.
Transition énergétique des entreprises : à quoi faut‑il se préparer ?
Voici les grands chantiers à anticiper dès aujourd’hui :
- Réglementation renforcée : des objectifs de neutralité carbone, des quotas d’énergies renouvelables dans le mix, et l’obligation de publier des bilans d’émissions de gaz à effet de serre complets sur les scopes 1, 2 et 3, conformément à la directive CSRD.
- Digitalisation énergétique : avec l’essor des capteurs IoT, de l’intelligence artificielle et des plateformes de pilotage, les bâtiments deviennent intelligents et réactifs en temps réel, capables d’optimiser automatiquement leurs consommations.
- Autoconsommation collective : les entreprises seront incitées à mutualiser leur production d’énergie entre plusieurs sites ou acteurs d’un même écosystème local, grâce à des cadres juridiques européens plus favorables et des dispositifs comme ceux présentés par l’ADEME.
- Tarification dynamique : les prix de l’électricité varieront à la minute selon l’état du réseau, incitant à reporter ou ajuster certains usages énergivores. Le principe de flexibilité énergétique est au cœur des stratégies de tarification dynamique déjà expérimentées en France.
- Intégration aux smart grids : interaction directe avec les gestionnaires de réseau pour valoriser la flexibilité énergétique, éviter les pics, et renforcer la résilience locale. L’ADEME et RTE soulignent le rôle stratégique des smart grids dans le système électrique du futur.
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Flexibilité et sécurité du système électrique : avec l’augmentation des énergies renouvelables intermittentes, le recours à la flexibilité énergétique deviendra indispensable. Les entreprises devront être capables d’adapter leurs usages en fonction des signaux du réseau, de valoriser leurs capacités via des services de flexibilité et de contribuer à la stabilité du système électrique.
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Évolution du parc nucléaire existant et nouvelles capacités : la prolongation de certaines installations et la mise en service de technologies nucléaires innovantes (SMR et réacteurs de nouvelle génération) auront un impact direct sur le coût et la disponibilité de l’électricité.
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Dépendance réduite aux énergies fossiles : la trajectoire nationale prévoit une baisse structurelle de l’usage du gaz et du pétrole. Les entreprises devront donc repenser leurs process énergivores et accélérer leur électrification.
Synthèse comparative : 2026 vs 2035
| CRITÈRE | Aujourd’hui | 2035 |
|---|---|---|
| Réglementation | Décret Tertiaire, CSRD | Bilan GES obligatoire, neutralité carbone |
| Mix énergétique | Majoritairement fossile + nucléaire | Majoritairement ENR + nucléaire innovant |
| Technologies | GTB, monitoring, PV | IA, jumeaux numériques, pilotage temps réel |
| Usages | CVC, éclairage, production | Mobilité, recharge, automatisation |
| Stratégie d’entreprise | Efficacité énergétique ciblée | Stratégie intégrée multi-énergie et multi-sites |
Conclusion
La décennie à venir va transformer en profondeur la manière dont les entreprises consomment, produisent et gèrent leur énergie. À l’horizon 2035, seule une stratégie proactive, connectée et sobre permettra de rester compétitif et conforme. GreenYellow accompagne déjà cette transformation via des solutions de solarisation, de stockage d’énergie, de performance énergétique et de mobilité électrique.
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